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A Saint-Suliac, Magali cultive des algues

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3 commentaires
Article posté le 11 juillet 2014

Magali Molla et Jean-François Arbona dirigent C-Weed aquaculture depuis 2000. L’entreprise est basée à Saint-Malo mais c’est en Rance maritime, à Saint-Suliac, que le couple exploite deux concessions (12 hectares) de wakamé, des algues brunes, certifiées bio depuis juillet 2010. Une activité enrichissante mais qui n’est pas de tout repos…

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Photo : C-weed aquaculture

« Au départ, confie la jeune femme, je voulais faire carrière dans la Marine Nationale. A cause de problèmes de vue, il m’a fallu faire un autre choix et je me suis orienté vers l’algoculture». Le changement de cap la mène alors sur la Rance maritime et des vagues, aux algues.

Nous cultivons à terre nos jeunes algues en bassin avant de les implanter en mer. La récolte se fait sur deux mois, entre mai et juin. Cette année, nous avons produit 40 tonnes destinées à l’industrie alimentaire dont 80 % de frais (barquettes fraiches salées, tartares d’algues et paillettes déshydratées). Le reste de la production, ce sont des petites algues commercialisées pour les sociétés de cosmétiques.

Pour le ramassage, le couple dispose d’un bateau à fond plat équipé d’un bras qui permet de hisser les algues à bord qui sont élevées le long de 120 corps-morts.

Un métier difficile…

Evidemment, le métier comporte son lot d’incertitudes et de contraintes, entre les horaires, la météo capricieuse (Magali n’a récolté que la moitié du tonnage espérer cette année) et les gens qui, parfois « me prenne pour une foldingue ! ». Mais malgré l’âpreté de la tâche, Magali n’a pas d’algues à l’âme. Son job, elle l’aime : « j’adore ce métier car je pense que ce type de culture va se développer en Bretagne et les débouchés sont nombreux. Avec mon mari, nous avons investi depuis 15 ans et nous avons fait, je pense, le bon choix pour l’avenir « .

… mais promis à un bel avenir ?

L’avenir de l’algoculture parlons en justement. Pour l’instant, le couple commercialise l’algue alimentaire entre 1 et 1,30 euro le kilo mais la demande est en progression. A tel point que Magali et son mari envisagent l’an prochain de construire un nouveau bâtiment avec des bassins plus vastes : «  Nous allons développer la recherche avec de nouvelles variétés d’algues à destination de l’industrie cosmétique. Dans ce secteur, les prix de vente sont beaucoup plus élevés» précise Magali, pleine d’espoir.

Didier Piron

3 avis sur “A Saint-Suliac, Magali cultive des algues”

  1. Le Talhouïdec Germain

    Bjr. Mr. D. Piron.
    De quel.région êtes vous svp

  2. patrick drumez

    c’est une activité formidable ha si je n’étais pas si loin de la mer ; peut être un jour ?

  3. cuisine d’algue

    je suis une maman bretonne végétarienne et j’utilise les algues bretonnes dans tous mes recettes de cuisines même avec des galletes

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