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Devenir vigneron en Argentine

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Article posté le 16 juillet 2014

Boire du vin à Argenton, quand on est nord-finistérien, c’est plus évident que de faire du vin en Argentine. C’est pourtant du côté de Mendoza que Ronan Guével a lancé sa production. Le Brestois d’origine s’est associé à deux autres Français pour lancer la marque Marco Zunino.

Etes-vous déjà resté huit mois cloué au lit ? Non ? Et bien sachez que cela procure des envies d’airs, d’ailleurs et d’Amérique du Sud. Après un accident qui les a longuement immobilisés à Brest, Ronan et Mélanie Guével décident un jour de s’évader et de piquer vers les Andes. Vénézuela, Chili, Pérou, Uruguay, Bolivie, les pays défilent mais c’est leur séjour à Buenos Aires qui, déjà, les marque plus que tout : « C’est une ville avec une grosse énergie, ou tout semble possible » lance Ronan. Un court retour en France à la fin de leur séjour, une valse hésitation de quelques semaines, « on n’avait pas d’idée sur ce que l’on voulait faire », et le retour au pays du tango est acté.

Bodega Marco Zuzino

Après quelques semaines d’escapades, Ronan se met en quête d’un emploi. Il rencontre un Argentin qui vient d’acheter un vignoble au sud de Mendoza, à San Rafael. Celui-ci cherche un associé pour créer une bodega, le chai argentin où l’on élève le vin. Ca tombe bien, le vin, Ronan connaît. Il a travaillé pendant dix ans dans l’entreprise familiale de distribution de boissons. Le Breton le suit et achète un terrain.

Un deuxième breton dans l’aventure

Les débuts sont compliqués : « je suis un peu parti tête baissée. Les Argentins sont très gentils mais ils travaillent, disons, différemment. Ce n’était pas simple. Plus le projet avançait et plus c’était difficile… ». Le tango tangue, il décide de changer de partenaire et fait affaire avec un Français, Marc Zunino, installé depuis peu en Argentine. Les deux se fixent des objectifs ambitieux : produire 500 000 litres de vin jeune, sans passage en bois. L’arrivée d’un troisième larron bien breton, Yann Gaël Falc’hun, va renforcer association et ambition. Toujours au gré des rencontres fortuites, le dernier associé en date, Laurent Etchebarne, kiné de l’équipe pro de Biarritz rejoint l’équipe, désormais au complet. Ne reste plus qu’à faire du vin….

En 2012, nous avons fait trois rouges. En 2013, nous avons ajouté un rosé et un blanc. Nous poursuivons sur cette gamme en 2014.

Ses vins sont assemblés à partir de Malbec, de Cabernet Sauvignon et de Bonarda. Ronan est en charge ces assemblages accompagné de leur oenologue. C’est lui qui les façonne :

 nous produisons des vins jeunes, très puissants, ronds, mais faciles à boire. Ce sont des vins plaisirs…

Il pourrait en parler des heures. On va résumer vite : son vin est bon. La preuve, avec ses acolytes vinophiles, ils collectionnent les médailles plus vite qu’un général russe. La dernière en date : une médaille de bronze lors d’un grand concours organisé récemment à Londres…

De Marc à Marco pour faire local

Mais la meilleure récompense pour Ronan, c’est que sa production est désormais dégustée par des Américains, des Canadiens, des Mexicains, des Belges, des Suisses… et des Bretons évidemment. « Nous sommes chez Leclerq ! » s’amuse-t-il. Pour trouver le vin argentin de Ronan, cherchez le Marco Zunino. « On a ajouté un O à Marc pour faire donner une couleur plus locale ».

Ronan vit désormais quasiment à plein temps à Buenos Aires, où travaille également Mélanie. Les bureaux de la société y sont installés. Il ne se déplace à San Rafael que pour les grandes occasions, comme les vendanges. Et la capitale argentine, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle l’ennivre : « Ici, c’est l’aventure, c’est un endroit où l’on ne pense pas au lendemain. C’est une ville entière tournée vers le plaisir. Alors évidemment, Buenos Aires est parfois bruyante, parfois bordélique, mais je m’y plais ! »

Et quand on lui demande s’il y a quelque chose qui lui manque de la Bretagne, sa réponse fuse « à part la famille, les fruits de mer ! ». Qu’il pourrait sans aucun doute déguster avec un petit verre de blanc Marco Zuzino…

Julien Perez

Dossier de presse

Consultez aussi le site Internet de Marco Zunino.

3 avis sur “Devenir vigneron en Argentine”

  1. maindron michel et cathy

    Les Bretons de Paris sont fiers de leurs nièce et neveu, très bon vin dégusté chez les parents. Achat à conseiller.

  2. juan manuel

    Excelentes vinos….increibles! La bodega es hermosa y que decir de mis amigos franceces!! Son geniales.
    Los mejores vinos de san rafael, mendoza. FELICITACIONES

  3. GAUTRAULT Jacky et Marité

    Nous avons été très heureux de voir ce bel article récompenser les efforts fournis depuis le début de l’aventure. Bon vent aux 4 Mousquetaires ! Bisous particuliers à Ronan et Mélanie.

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