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Escargot, crapaud : Brest est-elle victime d’un complot ?

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Article posté le 30 octobre 2014

Dame nature a-t-elle des comptes à régler avec Brest et ses environs ? Après l’escargot de Quimper qui avait défrayé la chronique il y a deux ans, en empêchant la construction du centre de formation du Stade Brestois 29, voici qu’un batracien grenouille contre le polder de Brest. La Région, propriétaire des lieux, va devoir organiser un déménagement première classe pour le crapaud commun, une espèce protégée, dont certains membres de l’espèce prospèrent sur le polder.

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Photo : Wiki

Le polder de Brest, grand espace gagné sur la mer avec les remblais issus de la construction d’Océanopolis, accueillera dès 2015 de nouvelles activités industrielles parmi lesquelles une filière des énergies marines renouvelables. Le projet devrait apporter 500 emplois à Brest. Une bonne nouvelle donc, mais avant que tout ceci ne se mette en branle, il va falloir s’occuper d’une bave bête, le crapaud commun, qui s’est installé sur le polder de Brest (ce qui expliquerait la multitude de princes chatmants que l’on croise dans la ville ?) . Et contrairement à ce que son nom indique, l’animal serait menacé puisqu’il est classé espèce protégée, même si on le retrouve aux quatre coins de l’Europe.

Amphibien mal acquis ne profite jamais

Puisque amphibien mal acquis ne profite jamais, la région va devoir déménager l’animal de l’autre côté de la rade, à Plougastel et lui trouver un nouveau plan d’eau. Or, la destination est co-coasse pour le prince des marais puisque c’est à Plougastel qu’un escargot devenu célèbre, l’escargot de Quimper, avait réussi à empêcher la construction du centre de formation du club de football du Stade Brestois 29. Lui aussi est protégé. On ne le trouve qu’au Pays Basque et en Bretagne, son habitat est donc réduit, mais il est tout de même présent en nombre, notamment dans le Finistère. On notera également que contrairement au crapaud commun, il n’y a pas eu de relocalisation de l’animal alors qu’il est surement plus simple d’attraper un escargot, même au galop, plutôt qu’un crapaud dans l’eau. On connait des supporters Brestois qui aurait été ravi de ramener l’escargot de Quimper sur la terre, supposée, de ses ancêtres…

On insiste sur le « supposé » car justement, nos deux bestioles ont un point commun : elles ne sont pas de chez nous. Oh, on ne voudrait pas verser dans le délit de sale gueule vu que les deux s’en chargent déjà parfaitement toutes seules, mais quand même. Selon les spécialistes des escargots, le Quimpérois des forêts de Plougastel est probablement originaire de la Cantabrique, au nord de l’Espagne. Quant au crapaud commun, ses lointains ancêtres viendraient eux d’Amérique du sud.

Un complot crypto-hyspano-sudo-américain ?

Si l’on y ajoute l’herbe de la pampa, espèce invasive qui pullule dans de nombreuses villes bretonnes, et notamment à Brest, on se demande s’il ne faudrait pas voir là une sorte de complot crypto-hispano-sudo-américain. Certes, les raisons nous échappent encore. Est-ce parce que dans le sud-Finistère, on a inventé le Chili de Concarneau sans demander l’avis officiel de la confraternidad de los amigos del chili con carne ? Peut-être. A moins que ce ne soit des Galliciens qui ne supportent plus que l’on surnomme leur région « la Bretagne espagnole ». C’est vrai, ça peut-être vexant à la longue…

Du coup, il va nous falloir enquêter de plus près. Si vous avez des idées, nous sommes preneurs.

Julien Perez

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