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Dans la roue de Jean-Paul Ollivier

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Article posté le 22 décembre 2014

Pour marquer son départ de Franec 2, il a eu la bâton de maréchal : un dimanche après-midi sur le divan de Michel Drucker. Marplij ! Le Concarnois Jean-Paul Ollivier, alias Paulo la Science  tire sa révérence après cinquante années de télévision et un rôle qui l’a rendu célèbre : le commentaire du Tour de France en version cours d’histoire-géo devant des millions de Français, tous bouche bée, en se demandant où il allait chercher tout ça, le Paulo !

CYCLISME - TOUR DE FRANCE 2011

Mais commençons par le début. Jean-Paul Ollivier est né en 1944 à Concarneau, troisième commune du Finistère par sa population, située sur la côte cornouaillaise dans la baie de La Forêt. La ville s’est constituée au Moyen-Âge à partir de la Ville-Close implantée dans l’estuaire du Moros. Cet abri naturel a permis le développement du septième port de pêche français en tonnage débarqué et d’importants chantiers navals. Sa situation sur le littoral et son patrimoine historique en font aujourd’hui une destination touristique bretonne de premier plan.

Quelle mémoire !

Le jeune Jean-Paul Ollivier que ses camarades appelaient déjà JPO en référence à de futurs produits reconstituants pour coureurs cyclistes, avait une qualité hors-norme : une mémoire phénoménale à donner des migraines à Monsieur Alzheimer. Tout petit déjà, il se souvenait de tout,  ce qui lui a permis de faire de brillantes études qui allaient bientôt le mener à Quimper, chef-lieu du département du Finistère et capitale de la Cornouaille. Elle est traversée par quatre cours d’eau : l’Odet et ses trois principaux affluents, le Steir, le Frout et le Jet. La ville est connue pour sa cathédrale, ses remparts du XVe siècle ainsi que sa nécropole de l’époque carolingienne mais aussi par la tragédie du roi Gradlon dont la fille Dahut fut engloutie par les flots dans la légendaire Ville d’Ys. Il faut dire qu’elle avait une tempérament de feu et collectionnait les amants comme d’autres les coupes de critériums cyclistes. Mais tout ceci, bien sûr, ne nous regarde pas.

Le Tour… de Gaulle !

En 1964, le jeune Jean-Paul Ollivier embrasse ses parents, prend son baluchon et monte dans la capitale. Il est tout épaté de découvrir Paris , ville lumière connue pour sa célèbre Tour Eiffel que l’on aperçoit dans le prolongement du Champ de Mars. Appelée Lutèce au temps de Gaulois, la ville est traversée par la Seine et compte de très nombreux monuments historiques tels le Louvre et sa pyramide, d’inspiration égyptienne comme son nom l’indique, la cathédrale Notre-Dame, l’Arc de Triomphe assez peu utilisé depuis quelques décennies ainsi que la Tour Montparnasse qui bien que de construction récente relève déjà des monuments historiques.

Or donc, à Paris, le jeune Jean-Paul Ollivier entre à la télévision où il aura la chance, tout au long de sa carrière, de croiser des personnages emblématiques de la chaîne comme Léon Zitrone, les Shadocks mais aussi le célèbre Casimir avec qui il se lie d’amitié car une tante de Casimir habitait à Kergloff, près de Carhaix. Forcément, ça crée des liens.

C’est en commentant le Tour de France à la télévision que Jean-Paul Ollivier devint presqu’aussi célèbre que Anquetil et Poulidor réunis. Mais il ne se contenta pas des géants de la route et se passionna pour un autre grand homme auquel il consacra plusieurs ouvrages : le général de Gaulle. Ce qui lui valut de se rendre plusieurs fois à Colombey-les-Deux-Eglises, commune française de 678 habitants, située dans le département de la Haute-Marne en région Champagne-Ardenne.

Ses habitants sont appelés les Colombéens et ce village est devenu célèbre pour avoir été choisi par le Général, qui y avait acquis une propriété le 9 juin 1934, La Brasserie, aussitôt rebaptisée La Boisserie bien que le Général ne détestât point la bière. Il choisit Colombey parce que le village était à mi-chemin de Paris et de ses garnisons de l’Est et du Nord. Charles de Gaulle y est mort le 9 novembre 1970. Depuis, Colombey est devenu l’un des symboles phares du gaullisme, mouvement qui a marqué la carrière d’hommes politiques comme Jacques Chirac, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy ou encore Jean-Bernard Kerdronet qui, lui, resta parfaitement inconnu contrairement aux précédents.

Et que va faire maintenant Jean-Paul Ollivier ? Il a décidé de s’installer définitivement à Concarneau, troisième commune du Finistère par sa population, située sur la côte cornouaillaise etc. etc…

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2 avis sur “Dans la roue de Jean-Paul Ollivier”

  1. socquet

    Bonjour Paulo et bonne retraite…
    Il faut maintenant nous raconter tout ce qui n’a pas été dit sur les antennes. ….on attend l’inédit. ..
    Un ancien pédaleur amateur.

  2. COROLLER Philippe

    Bravo et merci à notre Breton de service de nous avoir fait aimer toutes les étapes de ce sport… Son verbe restera en nous et continuera à le faire exister au détours de nos escapades en Bretagne et ailleurs… Mille merci… Philippe

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