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John Kerry, l’homme qui peut enfin avouer son amour de la Bretagne

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7 commentaires
Article posté le 24 septembre 2014

Après le chien Bretagne, voici que l’Amérique frappe à nouveau aux portes de l’actualité bretonne. Il y a quelques jours, John Kerry a été pris en photo dans les Yvelines, arborant fièrement un maillot de l’équipe cycliste de Bretagne. Il y a quelques années, il n’aurait pas affiché ainsi ses attaches françaises…

John Kerry est sans doute le Breton d’adoption le plus puissant du monde. Actuel chef de la diplomatie américaine, il a passé dans sa jeunesse de nombreux étés aux Essarts, le manoir que sa famille possède à Saint-Briac en Ille et Vilaine. Son grand père maternel John Forbes, membre de l’empire Forbes, l’avait fait construire dans les années 20.

Or, c’est à Saint-Briac que John Kerry fréquenta régulièrement son cousin germain Brice Lallonde, ancien ministre de l’environnement de François Mitterrand. Leurs mères étaient sœurs. L’histoire familiale demeura quasi-confidentielle jusqu’en 2003, à l’approche des élections présidentielles américaines de 2004.

Brice, le cousin qui parlait trop

A cette époque, l’Irak a été envahie et Dominique de Villepin, Premier Ministre de Jacques Chirac, s’en offusque devant l’ONU à l’occasion d’un discours devenu célèbre, lequel dénonçait la stratégie militaire américano-britannique dont on sait à quel point elle a viré au fiasco, comme en témoignent les événements actuels. La France devient alors la nation paria aux yeux de nombreux Américains. La preuve : les french fries ( littéralement « les frites françaises » ce qui définissait les frites en général) étaient rebaptisées par certains « freedom fries », les frites de la liberté.

Le problème pour John Kerry, candidat démocrate à la présidentielle face à George Bush Jr qui briguait un second mandat, c’est que Brice Lalonde, interrogé alors par le presse, se fit un plaisir de narrer leur jeunesse bretilienne dans la France de l’après-guerre.

Pour le candidat Kerry, cet épisode français tombait au plus mauvais moment. IL n’était pas question pour lui que les Américains puissent faire, à ce moment-là, le rapprochement entre la France et lui. L’opération lavage Kerry se mit alors en branle : il appela cousin Brice qui fut prié de la mettre en veilleuse. Ce qu’il fit.

Kerrynavo John !

On connait la suite de l’histoire : John Kerry ne fut pas élu, sans que l’on sache si cousin Brice était responsable. Mais le démocrate s’est bien rattrapé : en 2012, il a été nommé secrétaire d’Etat de l’administration Obama. Et depuis que la France est quelque peu revenue en odeur de sainteté outre-Atlantique, il peut à nouveau afficher son amour, qu’il a d’ailleurs constamment rappelé, pour la Bretagne. Au mois de juin, il célébrait ainsi la Libération de la France en son fief de Saint-Briac. Aujourd’hui, il déambule à vélo aux couleurs de la Bretagne. A ce train-là, demain, il fera un parfait ambassadeur de la Bretagne aux USA.

Le Kerrynavo Tour from New York to Los Angeles, ça sonnerait bien non ? Et s’il croise Bretagne, notre golden retriever, qu’il n’hésite pas à lui en serrer quatre !

Julien PEREZ

7 avis sur “John Kerry, l’homme qui peut enfin avouer son amour de la Bretagne”

  1. MATHIAS

    « leur jeunesse brétilienne dans la France de l’après-guerre »
    je ne comprends pas cette phrase…

    1. Julien Perez

      Bonjour Mathias,

      brétilien est le gentilé de l’Ille et Vilaine, là où se situe Saint-Briac.

      Bonne journée

  2. Haut-Breton

    Brétilien ? Sinon il y a aussi Haut-Breton qui a toujours existé plutôt que ce néologisme (très moche par ailleurs) issu de la com’ du CG35. Saint-Briac fait partie de la Haute-Bretagne gallèsante aux dernières nouvelles.

  3. MATHIAS

    Faux, ce terme ne constitue pas un gentilé, mais une marque déposée aux frais des contribuables habitants dans les limites du périmètre administratif du département d’Ille-et-Vilaine, limites dans lesquelles s’inscrit (entre autres) l’assemblée dite Conseil Général… Cette appellation est très loin d’être un gentilé porté par les gens qui vivent en Ille-et-Vilaine, car un gentilé n’existe que lorsqu’une population se nomme couramment d’un nom commun naturellement vécu…
    Qui plus est, au temps de la jeunesse de J. Kerry, personne n’avait déjà inventé je ne sais quelle Brétili… qui n’émerge d’un mirage géographique inventé par des notables et communicants complices trop payés, que depuis quelques mois…

  4. Gwilhom

    L’article est intéressant, mais les deux blaireaux se mettant en avant devant un secrétaire d’Etat sur la photo, ça manque de classe !!

  5. élouan

    Kerry n’a a peu près aucun pouvoir réel aux USA, c’est un exécutant. Ceux qui font la géopolitique américaine sont les Kissinger ou les Brzeziński… Brzeziński qui écrivait dans son livre « Le grand échiquier » que les états d’Europe du Nord sont considérés comme des vassaux de l’empire américain. Et c’est bien là où le bât blesse, l’empire américain n’a pas besoin d’allié, il a besoin de vassaux dociles…

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