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Les jumelages bretons à la loupe

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Article posté le 23 juin 2014

Savez-vous que les jumelages sont, au même titre que les crêpes, une spécialité bretonne ? Il y en aurait plus de 700 dans la région, ce qui fait de la Bretagne la troisième région française qui compte le plus de jumelages en Europe derrière Rhône-Alpes et l’Ile de France. Plus de la moitié d’entre eux ont été noués avec des villes allemandes, anglaises ou irlandaises. Nous vous en présentons quelques-uns, parmi les plus originaux…

Le premier jumelage

Vannes et Mons, 1962. L’idée du jumelage de communes en Europe date de l’après-guerre, lorsque de nombreuses voix se sont élevées pour appeler à la paix. Le premier jumelage sera d’ailleurs franco-allemand, Montbéliard tendant alors la main à Ludwigsbourg en 1962 également. La Bretagne ne mis pas longtemps a emboîter le pas, sauf qu’au lieu de se tourner vers l’outre-Rhin, le premier jumelage rapprocha Vannes de Mons en Belgique. Comme nous le verrons, la Belgique jouit elle aussi d’une belle cote en Bretagne…  La preuve au paragraphe suivant.

Les jumelages intéressés

Toutes les villes jumelées avec les Belges ! Belgique-Bretagne, a priori le rapprochement n’est pas immédiat. Oui mais voilà, on soupçonne les BB trinqueurs d’avoir trouvé un terrain d’entente : la bière. En effet, quasiment toutes les villes belges jumelées produisent de la bière ! Trémuson avec Hastière, Jugon Les Lacs-Namur, Dinan-Dinant, Rennes-Louivain, Erquy-Oupeye (ta tournée), toutes ces communes bretonnes ont tiré le gros lot. Bon, loin de nous l’idée d’accréditer que c’est uniquement le houblon belge qui a ainsi attiré les Bretons. Cela pourrait tout aussi bien être les moules et les frites…

Le jumelage le plus olé-olé

Crozon jumelée avec Sligo. Dans la délégation de Crozon qui participait au défilé de la Saint-Patrick en 1979, trois membres avaient revêtu des costumes traditionnels bretons et l’un portait un chapeau noir rappelant plus l’Andalousie que les Monts-d’Arrée. Encore totalement inconnus, ils défilaient derrière une banderole « Crozon » dont personne n’avait jamais entendu parler. Crozon, corazon… Tout ça sonne espagnol et le chapeau noir ajoutant à la confusion, le public massé le long des trottoirs se mit à lancer des « olé, olé » à la délégation de la presqu’île de Crozon dont l’une des extrémités, il est vrai, s’appelle la pointe des Espagnols…

Photo : Les Crozonnais défilant à Sligo lors de la Saint-Patrick 1979
Photo : Les Crozonnais défilant à Sligo lors de la Saint-Patrick 1979

Les villes vraiment jumelles

Dinan et Dinant. Cela sonne un peu comme Dupond et Dupont. Dinan la Costarmoricaine et Dinant la Belge ont été unies grâce à René Pleven, le grand homme d’Etat qui fut, entre autres, 15 fois ministres, président de l’assemblée nationale et du conseil de la région Bretagne. Lors d’un déplacement officiel en Belgique, il fut surpris d’apprendre qu’il existait au plat pays une ville qui, comme son lieu de résidence, portait le nom de Dinant. Et il décida de les jumeler…

Il est assez heureux en revanche qu’une ville comme Brest ne se soit mise en tête de se jumeler avec le premier homonyme venu. En effet, on compte une quinzaine de villes ou de villages qui portent le même nom que la cité du Ponant en Europe !

Le jumelage qui passe mal au niveau des douanes

On ne sait pas ce que les édiles de Châteauneuf-du-Faou ont fumé le jour où ils ont décidé de se jumeler à Chinchon en Espagne, mais ça devait être de la bonne. Remarquez, comme on dit, « il n’y a pas de fumée sans Faou ! ». L’association était donc des plus logiques.

Le jumelage retour aux sources

Pontivy et Napoléonville. Le choix de cette ville américaine située près de la Nouvelle-Orléans est tout sauf anodin. Les Morbihannais recherchaient une ville américaine dont le nom avait un rapport avec Napoléon. La raison ? L’ancien nom de la ville de la belle morbihannaise c’est… Napoléonville. L’homonyme américaine est la seule au monde à encore porter l’ancien nom de Pontivy.

La ville qui cumule

Rennes, avec ses 14 jumelages, est la ville la plus jumelée de Bretagne. De la Belgique (Louvain) au Vietnam (Hue), en passant par la Chine (Jinan), le Japon (Sendaï), le Kazakstan (Almaty), les Etats-Unis (Rochester) ou encore le Mali (Cercle de Bandiagara), Rennes a tissé des liens dans le monde entier. Mais quand on est brétilien, créer des liens, c’est la moindre des choses.

Le jumelage le plus long

« LA BAZOUGE DU DESERT accueille BURNHAM ON SEA and HIGHBRIDGE ». On n’ose imaginer ce que devait être la taille de la bannière prévue pour accueillir la délégation anglaise dans la commune d’Ille et Vilaine ! 42 lettres, ce n’est plus un jumelage, c’est un plateau de Scrabble rempli à ras bord !

Le jumelage deux en un

A Plouguerneau, on a parfaitement compris l’objectif des jumelages : ramener la paix entre les peuples, notamment entre Français, Anglais et Allemands. Du coup, les habitants de la côte nord finistérienne ont choisi de faire d’une pierre deux coups et de jumeler leur ville avec St Germans en Angleterre. Wünderful !

A votre tour maintenant : si vous avez des histoires ou des anecdotes sur les jumelages de votre ville, n’hésitez pas à venir les partager !

Julien Perez

Un avis sur “Les jumelages bretons à la loupe”

  1. SAUVAGE OLIVIER

    Bonjour,
    Dans le cadre d’une étude de marché, pouvez vous me donner les principales villes bretonnes jumelées avec d’autres villes

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