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En Bretagne, la faune locale n’est pas bretonne par hasard !

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Article posté le 19 août 2014

La Bretagne compte quelques espèces animales bien de chez elle, des races made in breizh qui font partie du décor depuis des lustres. Et ce qui est intéressant, c’est que ces espèces semblent avoir développé des caractéristiques communes avec leurs voisins humains. A moins que ce ne soit l’environnement breton qui ait poussé les uns à tant ressembler aux autres…

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Toute ressemblance avec un habitant d’Ouessant serait fortuite ! Photo : creative commons / domaine de Drogant

Le mouton d’Ouessant, petit mais parisien

L’emblème de l’île d’Ouessant est considéré comme le plus petit ovin du monde. Ca tombe bien, même si les Bretons ne sont pas qu’un rassemblement de petits Bihan, reconnaissons que Dame Nature n’a pas été très inspirée au moment de la distribution des centimètres en Bretagne par rapport au reste du pays. Il paraît même que nous sommes plus petits que les Normands… Mais laissons cela là et revenons à notre mouton, reconnu également pour sa capacité à se nourrir avec trois fois rien. Cela rappelle le quotidien des Bretons qui, pendant des siècles, n’ont pas eu le loisir de faire bombance tous les jours. Enfin, le mouton noir d’Ouessant, en bon breton qu’il est, est déjà parti à l’assaut de la capitale ! Fin 2013, quatre d’entre eux ont été envoyés près du périphérique parisien, au portes de la capitale, dans le cadre d’un éco-paturage urbain. Les Bretons étaient venus creuser le métropolitain, les moutons tondent la pelouse comme des techniciens de surface : la Bretagne grimpe dans l’ascenseur social

La Bretonne pie noir : anti-normande !

« La Bretonne pie noir, la pie qui déchante ». Voilà ce que les journaux auraient pu titré à la fin des années 70 lorsque le cheptel noir et blanc, réduit à 15000 têtes après en avoir compté des centaines de milliers au début du siècle, se voyait menacé de disparition. Ancienne star des grandes races françaises, la vache couleur Gwenn-ha-Du fut remplacée au fur et à mesure par la Normande, déclarée plus productive. Oui, remplacée par une Normande et son meuh Saint-Michel ! Il y avait de quoi tomber de l’armoire et c’est pourquoi le Finistère, soucieux de préserver la vache sacrée, lança un programme de sauvegarde efficace qui a sauvé ce monument breton.

Photo : DR
Photo : DR

Le cheval Breton : travailleur

Le Breton est un cheval de trait dont les caractéristiques principales sont la force et une grande capacité de résistance au travail. Or, s’il est bien une région où la valeur travail prend tout son sens, c’est en Bretagne ! L’attachement au travail, hérité du monde rural, est toujours présent dans les esprits. « Après être fatigué, on va encore loin« , dit même un proverbe. Cette résistance physique est d’ailleurs bien pratique, en tout cas pour le cheval, qui est reconnu comme… un améliorateur de races de chevaux. Un véritable étalon breton que l’on envoie aux quatre coins du monde pour assurer l’avenir du cheval de trait ! En revanche, nous ne nous avancerons pas sur la contribution génétique des chapeaux ronds au genre humain. Néanmoins, vu que Bretons et Bretonnes sont de grands voyageurs, il y a fort à parier qu’ils ont eux aussi participé à l’amélioration de l’espèce !

L’épagneul breton : intelligent

L’épagneul est sans doute l’animal breton le plus connu dans le monde. Ce petit (décidément) chien d’arrêt est l’un des plus rapides et donc un compagnon de chasse très recherché. Mais surtout, il est plus intelligent que la moyenne. Selon une étude récente, l’épagneul breton se classerait même dans le top 20 des chiens avec le QI le plus élevé ! Alors ça, c’est très breton ! Doit-on rappeler ainsi que tous les ans, la Bretagne joue les fortes têtes et finit aux avants-postes pour les résultats du bac ?

Franchement, tout cela ne peut pas être le fruit du hasard, n’est-ce pas ?

Julien Perez

Un avis sur “En Bretagne, la faune locale n’est pas bretonne par hasard !”

  1. kopcelte

    Il y a dans la physionomie des animaux un naturel délicieux dont j’ai vainement cherché l’approchant chez l’homme et que j’appellerais : l’air bête…
    Fernand Vandérem

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