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La Mère Denis, bretonne pur beurre

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Article posté le 31 octobre 2014

Ca y est, maBretagne.com a réussi à raviver l’ancestrale querelle normando-bretonne, celle qui depuis les premières baffes distribuées par les vikings sur le sol breton a créé des liens indéfectibles entre les deux régions.

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Photo : DR

Notre article sur Google avait déjà ouvert une brêche, mais cette fois-ci l’histoire va beaucoup plus loin. La raison ? Avoir eu raison de signaler que la Mère Denis, la vedette Armoricaine des machines à laver Vedette, était bien une bretonne pure beurre et non une normande pure crême fraîche. De toutes façons, ça ne se dit pas « pure crême fraîche ».

Oui, la mère Denis, ce monument national élu personnalité de l’année en 1976 par le magazine Paris Match, reçu par Bernard Pivot himself dans Apostrophe, et qui a squatté les écrans publicitaires pendant de nombreuses années, n’était pas normande comme beaucoup le pensait (dont certains Bretons surement), mais bien bretonne, et morbihannaise de suroît.

Le show de la mère Denis en Bretagne

La Mère Denis, de son vrai nom Jeanne Marie Le Calvé est née le 9 novembre 1893 à Neulliac. Elle a quitté la Bretagne à 17 ans et à rejoint la Normandie, mais personne au pays n’avait oublié celle qui allait devenir la lavandière la plus célèbre de France. En 1978, en pleine « Mère Denis-mania », elle effectuait même un retour triomphal sur ces terres morbihannaise, telle une rock star. A l’époque,  elle avait lavé du linge dans le Blavet et taillé la bavette avec sénateurs, députés et sous-préfet qui tous avaient fait le déplacement. La Mère Denis, c’était vraiment quelque chose. Des habitants, présents ce jour-là, ont été interrogés par Ouest-France il y a quelques années :

(un habitant) en garde le souvenir d’une « femme bien de la région, qui parlait de son vieux temps et qui avait gardé son accent, sa façon de vivre ici ». Cette façon de parler qu’on connaît à travers les spots publicitaires n’est donc pas normande ? « C’est bien l’accent du secteur de Neulliac. » Thérèse Audic, 82 ans aujourd’hui, n’a pas oublié non plus : « Elle avait été promenée en carriole dans le village. On a fait la noce avec elle ici. Ah oui c’est vrai. »

Vous voyez, même maBretagne.com s’est trompé il y a deux jours, estimant que le roulement de r caractéristique du phrasé de la mère Denis était dû à son acclimatation normande alors qu’il s’agissait en fait d’un brujun linguistique.

Voisins de l’est, nous vous le disons aujourd’hui, vous ne pouvez pas nous enlever la Mère Denis. Certes, elle a longtemps vécu chez vous – elle est d’ailleurs enterrée du côté de Pont l’Evêque – mais elle n’en demeure pas moins bretonne. Regardez Jane Birkin : ça fait 40 ans qu’elle vit en France mais personne n’ira dire qu’elle est française !

 A Mont promis, chose dûe !

Néanmoins, voisins, nous sommes prêts à trouver un compromis afin d’engendrer une paix durable entre nos belles régions. Oui, enterrons la hâche de guerre une bonne fois pour toute. Nous arrêterons les blagues du style « Les Normands n’ont que Lisieux pour pleurer » et vous ne penserez plus que tous les Bretons sont frères parce qu’ils ont Quimper. Trinquons donc à grand renfort de cidre (ne vous embêtez pas pour nous, on boira le nôtre) pour que plus une seule pomme de discorde ne se mette en travers de nos bonnes relations.

Oui, amis, nous voulons bien vous rendre la mère Denis. Pas de soucis.

Si vous nous rendez notre mont Saint-Michel.

Tope-là ?

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Photo : exclusif, les premières images du projet du Conseil régional de Bretagne pour  rapatrier le mont Saint-Michel.

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