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Le saint breton de la semaine : Edern

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Article posté le 26 août 2014

Son prénom a été rendu célèbre par un un écrivain à la carrière parfois agitée. Notre saint breton de la semaine est saint Edern.

Photo : wikipedia
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Ce mardi  26 aout, on fête sainte Natacha, variante de Nathalie qui fut une martyr chrétienne. Mais c’est aussi le jour de célébration de saint Edern, l’un de ces multiples saints bretons qui ne font l’objet que d’un culte local, sans reconnaissance par canonisation de l’église catholique. Ce saint a toutefois bénéficié d’une promotion médiatique, bien sûr liée à l’écrivain Jean-Edern Hallier dont le prénom composé vient de la commune d’Edern, près de Quimper, là-même où Edern est supposé avoir établi un ermitage autour de l’an 900 avant de construire une église non loin de là, à Briec.

Irlandais ou Gallois

Bien sûr, comme la plupart des saints référencés à cette époque, Edern n’était pas un né-natif du coin. Lui aussi, il avait traversé la Manche, né quelque part en Irlande ou plus sûrement au Pays de Galles où le mot « edyrn » signifie grand. Il devait donc avoir une bonne taille mais aussi une bonne mine puisque celui que l’on représente souvent accompagné d’un cerf est réputé, selon la légende, avoir été l’amant de Guenièvre, l’épouse un peu volage du roi Arthur. L’un avait le cerf et l’autre portait les cornes, détail qui semble avoir échappé aux hagiographes des chevaliers de la Table ronde.

Or donc, Edern était plutôt de la bonne société lorsque touché par la foi, il décide de traverser la Manche, mais probablement pas sur une auge en pierre, pour s’établir en Cornouille armoricaine, du côté de Douarnenez. A l’époque, l’Armorique était comme Londres aujourd’hui : sans tapis rouge, elle attirait beaucoup de gens traversant la Manche, mais dans le sens inverse.

Que fit Edern ? A part son compagnonnage avec un cerf dont l’origine n’est pas bien définie, la vie de cet ermite est d’autant moins connue que certains documents évoquant sa biographie se seraient perdus. Il est réputé avoir passé une grande partie de sa vie à Edern mais être mort et enterré plus au nord, dans un lieudit qui devint une commune : Lannedern.

Jean-Edern Hallier, lui, répose à Edern où il a été inhumé en 1997.

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