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Il y a 300 ans, Frézier ramenait sa fraise à Plougastel…

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Article posté le 13 mai 2014

En 2014, la fraise de Plougastel célèbre ses 300 ans ! Importé du Chili en 1714, le fruit rouge a conquis la pointe bretonne avant de devenir un des emblèmes de notre gastronomie nationale. Mais sait-on encore aujourd’hui que si c’est un monsieur Frézier qui l’a découvert, tout cela n’est que le fruit du plus grand hasard ?

Plougastel-Daoulas: Cueillette des fraises
Carte postale 399. Plougastel-Daoulas – Cueillette des fraises

Ceux qui pensaient que la seule spécialité bretonne venant d’Amérique du Sud était le Chili de Concarneau vont devoir revoir leurs classiques culinaires. La fraise, emblême des Plougastels, dont on fête cette année le tricentenaire, est elle même originaire du Chili.

Et c’est un Frézier, Amédée François de son prénom, ingénieur-explorateur de son état, qui nous ramena le trésor rouge qui était blanc à l’époque. Vous suivez ?

Reprenons :
Amédée François Frézier fut envoyé officiellement en 1711 par Louis XIV en tant que conseiller militaire pour les colonies espagnoles. Sa vraie mission néanmoins, était d’espionner les installations sud-américaines du voisin pyrénéen. Ce qu’il fit. Mais, féru de botanique, il observa également la faune locale et tombant sur la magnifique fraise blanche chilienne. Il décida de l’exfiltrer. Notre James Bond avant l’heure ramena en 1714 de bons fraisiers du Chili dont l’un allait être planté à Plougastel.

L’histoire jusqu’ici est relativement connue. Par croisements successifs, la fraise de Plougastel est devenue une référence des fins de repas. Néanmoins il est une question que l’on ne peut s’empêcher de se poser : qui de la fraise ou du Frézier est arrivé le premier ? Est-ce que l’un doit son nom à l’autre ?

La réponse est surprenante : c’est le hasard qui a présidé à cette rencontre latine. En 1714, la fraise s’appelle déjà fraise (du latin fragaria : celle qui embaume) et le fraisier est bien le fraisier. On en mange d’ailleurs depuis des siècles, les petites fraises des bois, qui ne résisteront pas à l’arrivée de la nouvelle venue.

Le patronyme de notre bon Amédée, Frézier, est une simple déformation du mot fraise. Il doit son nom à l’un de ses lointains ancêtres, Julius de Berry, qui le reçut en 916 du roi de France Charles III le Simple en remerciement d’un plat de fraises des bois qu’il lui avait gracieusement servi à la fin d’un banquet. Fraise devint plus tard Frazer au détour d’une expatriation en Angleterre, puis Frézier.

Cueillette des fraises de Plougastel vers 1900
Cueillette des fraises de Plougastel vers 1900

 

Plougastel fête sa Freizh !

Tout au long de l’année 2014, de nombreuses manifestations sont organisées autour de la fraise (notamment au musée de la fraise à Plougastel), rebaptisée Freizh (contraction de fraise et breizh) pour l’occasion chez les Plougastels. C’est Amédée Freizier qui serait content !

  • Exposition “Carnet de voyage d’une fraise” retraçant le parcours du fruit, au musée de la fraise.
  • D’autres événements auront lieu pendant l’été. retrouvez les sur le site de la mairie de Plougastel.

Julien Perez

Un avis sur “Il y a 300 ans, Frézier ramenait sa fraise à Plougastel…”

  1. masclet5

    bonsoir,
    je voudrais savoir quel plant prendre pour avoir la fraise de plougastel ?
    nous en avons manger la derniére fois au 4 jours des tonnerre de brest
    merci par avance

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